Quand on travaille sur l’adaptation au changement climatique on voit des cartes tous les jours, de plus en plus variées et précises. On voit des cartes d’analogues climatiques, des cartes d’exposition… On a la chance d’avoir plein d’indicateurs quantitatifs à représenter (notamment grâce à l’immense corpus de données publiques sur les impacts du changement climatique) et c’est très chouette ! Mais n’oublions pas la composante « sensibilité » dans l’équation du risque, même si elle est souvent beaucoup plus contextuelle, beaucoup plus difficile à mesurer quantitativement et à faire rentrer dans un tableau.
Comprendre la sensibilité d’une forêt au changement climatique par exemple c’est prendre en compte le regard de l’écologue et celui du forestier, celui du pédologue et de l’agent ONF, celui des drones ou des satellites, celui du cueilleur de champignons et celui du cerf.
Les cartes peuvent être d’excellents supports pour faire dialoguer toutes ces composantes, à condition de ne pas oublier toutes ces couches de données qui ne se déduisent pas simplement de modèles ou ne sont pas pré-renseignées dans des bases nationales mais doivent être nourries au cas par cas, situation par situation. Leurs représentations devront être ajustées à de nouveaux usages, peut-être moins cadastrales et plus expérientielles. Enrichissons nos cartes de différentes couches, cela épaissira nos représentations !! Bonne journée de la carte tout le monde !!
