Le mot adaptation devient vraiment piégeux quand il commence à être synonyme d’habitude, quand on s’adapte, même au pire, comme on s’habitue aux inégalités dans la rue et dans la vie.
Au contraire, le mot adaptation est puissant s’il met en tension l’écoute, l’ajustement et la décision, l’action, l’anticipation.
Car entre tout planifier, tout décider ex ante (ce qui n’est pas possible avec un contexte climatique certes hyper bien étudié mais inédit) et attendre et subir, il y a de l’espace : celui de se poser des questions, d’interroger nos vulnérabilités, de se préparer, de tisser des liens, de renforcer nos capacités collectives de réponse et nos fondamentaux.